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Troglodyte
 
Wikipédia : Troglodyte est un nom masculin (ou un adjectif, utilisé à tort) désignant un homme, une collectivité ou des animaux habitant une caverne, ou une demeure creusée dans le roc ou s'appuyant sur des failles ou grottes naturelles dans les falaises.

 

 

(...)Il est à noter qu'en bon français l'adjectif correspondant au nom commun troglodyte (Homme) est troglodytique. On parlera donc d'un habitat troglodytique, d'une maison troglodytique, le troglodyte étant l'habitant de ladite maison.(...)

 

Ces photos anciennes nous donnent une idée de la vie en habitation troglodytique. Aucune photo de la troglodyte Ernestine... ni de son troglo... si vous en avez...
Chronique troglo : Ernestine Chasseboeuf

Ernestine écrit partout Vol. 2, page 137   
(...)Pour l’appareil à taupes, je le connais, il y a des gamins qui en ont planté un dans mon troglo pour me faire des vibrations. D’abord, ça ne fait rien du tout, d’autant plus que j’ai déjà du mal avec les sons, alors les ultra-sons vous pensez bien. Deuzio je l’ai passé à Godard à Chemellier il me l’a bricolé en radio solaire pour le jardin, ça économise les piles.(...)
 
 

Ernestine écrit partout Vol. 2, page 151
(...)Si je vous écris aujourd’hui c’est en tant que ministre de la chasse. Comme vous ne le savez peut-être pas encore, j’habite dans une maison troglodyte et les chasseurs peuvent passer dans le terrain au-dessus, près de mon jardin, ce qui fait que j’ai encore reçu des plombs dans ma cheminée. C’est tombé sur ma marmite, heureusement que le couvercle était fermé, ça rebondissait jusque dans la maison. Donc, voilà ma question : si vous leur donnez des jours de chasse en plus, il y aura encore plus de cartouches en plastique à traîner partout et plus de plombs pour polluer la terre. Si les plombs qui sont lourds descendent jusqu’à la nappe phréatique on risque d’en retrouver dans l’eau du robinet. Déjà qu’ici on y trouve des grains de sable, si en plus il y a des grains de plomb, c’est pollution assurée, sans compter les risques de se casser une dent.(...)
 

Ernestine écrit partout Vol. 3, page 99
(...)Pour les troglodytes habitables je n’en connais pas qui soient libres, à moins que vous pensiez au mien qui va se libérer un jour ou l’autre, et même très vite si on me fait boire de la dioxine dans mon grolleau comme ils font chez les Russes. (...) Je ne vous conseille pas d’habiter sous terre, c’est bien l’été mais quand il fait des temps comme aujourd’hui on a l’impression d’être des vieilles taupes dans leur trou.(...)


Le  12 février 2004

à Emilie et Olivia,  enquêteuses forcenées

 

Chères Emilie et Olivia,

J’ai été un peu longue à vous répondre, j’étais dans le tri de mes lettres pour le volume 2 qu’ils veulent sortir en mai, vu que du premier ils en ont presque vendu dix mille, ça devient à la mode. Comme j’ai encore pas mal de lettres en réserve, fallait trier les brouillons et surtout en recopier pas mal parce que le marcou avait pissé sur le carton, sans compter l’humidité dans la cave du fond, celle que je chauffe pas. Dans les troglos c’est pas simple de garder du papier en bon état. Toutes mes photos se sont collées, pourtant elles étaient rangées dans une boîte à chaussures imperméables, mais c’était que les chaussures, la boite c’est du carton ordinaire. J’étais très triste d’avoir perdu tous mes souvenirs alors je me refais des albums en cherchant sur les vide-greniers, on trouve souvent des gens qui nous ressemblent, et c’est moins cher que chez le photographe. Après Télérama il y a eu une bonne femme qui s’est reconnue sur la photo avec le cheval, je vous mets ma réponse. A mon avis c’est une malade.

Vous me parlez des éditions Ginkgo, mais vous faites une faute, faut mettre le g après le k, je faisais la faute aussi mais on m’a dit que c’est une erreur de quelqu’un en recopiant, il aurait dû écrire ginkyo avec un y et par erreur c’est devenu imprononçable, le japonais disent ginkio.  Pour la lettre  de Beaulieu, laissez tomber, on va pas en faire une histoire, mais c’est dommage que des gens prennent mon nom comme pseudonyme.

Mes voisins vous remercient de vos vœux et se joignent à moi pour espérer que cette lettre vous trouve de même,

Ernestine Chassebœuf


Ernestine écrit partout Vol. 3, page 113
(...)Le facteur m’en apporte des pleins sacs, ça lui fait du travail supplémentaire. Faut qu’il descende dans mon troglo puisque ça rentre plus dans ma boîte à lettres et comme il a arrêté de boire je suis obligée de lui acheter des calendriers pour que ça lui fasse une petite pièce pour sa peine. J’ai trois fois les petits chats et douze bouquets de fleurs, faudrait bien que ça s’arrête parce que je ne sais plus quoi choisir et je voudrais bien arrêter d’enfoncer des clous dans mon mur.
Si vous faites venir les Mêtis dans votre salle, ça ferait plaisir au public et je pense pas que vous le regretterez. Chez moi c’est pas possible, dans le grand troglo il y a des pierres qui tombent du plafond et de toute façon j’aurais pas assez de chaises pour tout le monde.(...)


Clic !  

Le 14 mai 2004

Chère  Sylvia,

 

La fin d’hiver a été difficile pour les vieux, surtout ceux qui ne sont pas morts cet été, et j’en fais partie grâce à mon troglo climatisé naturel.

C’est pour ça que j’ai mis du temps à répondre à ta gentille lettre. Il y a le deuxième volume d’Ernestine écrit partout qui est paru, forcément ça prend un peu de temps aussi. J’espère que tu ne guettes pas le facteur tous les jours à cause de moi. Tu me demandes où j’en suis de mes amours. Ça s’est calmé petit à petit à cause des hormones qui passent plus. Ton  pépé  Marcel tu peux le garder pour ta grand-mère, j’aime pas trop les vieux, et les jeunes j’y ai pas droit.  Y’a que les Picasso ou Charles Chaplin qui peuvent prendre des filles de 60 ans de moins qu’eux, si c’était des femmes ça ferait un scandale. De toute façon aucun homme de 34 ans voudrait habiter mon troglo ou alors faudrait faire des ouatères à l’intérieur et ça ferait  des frais en plus.

Ton pépé il m’intéresserait juste pour avoir des cours de peinture, j’aimerais bien peindre quelques tableaux avant de mourir mais c’est un secret n’en parle à personne.

Pour tes amoureux, tu finiras bien par trouver le bon, faut sortir et rencontrer du monde, il y a des tas de princes charmants partout mais souvent ils sont déguisés en crapauds pour être tranquilles et ça saute pas aux yeux tout de suite.

Choisis plutôt institutrice que détective privée, c’est un peu honteux de suivre les gens pour voir avec qui ils couchent et faut se déguiser tout le temps avec des fausses moustaches, c’est pas une vie.  Institutrice c’est pas facile mais c’est plus propre, c’est à ça que ça mène les arts plastiques ?

Merci pour ta photo. Ton chat a l’air très mignon. Pour la mienne elle est dans mon livre , le deuxième, à la page 10. Je t’envoie un petit dictionnaire de patois que j’ai écrit, on me dit que c’est assez marrant  et j’espère que ma lettre te trouvera de même

Ernestine Chassebœuf


(...)Ici dans les troglodytes c’est la mer des faluns, on trouve toutes sortes de coquilles et même des dents de requins préhistoriques.(...)
 

(...)si vous étiez passé derrière la maison, vous auriez vu la cheminée au milieu du pré vu que c'est troglodyte, si la fumée sort, c'est que je suis là.(...)

(...)Mes voisins ils sont dans le petit pavillon au-dessus, mais moi, c'est dans la couche du dessous, j'ai une maison souterraine, creusée dans le tuffeau, c'est pour ça que je passe assez inaperçue, sauf mes lettres.(...)
 

(...)Y’en a que pour mon voisin dans l’article, mais c’est bien normal, on s’est réparti les tâches, c’est lui qui reçoit les admirateurs, moi je reste tranquille dans mon troglo, j’aime pas trop discuter avec les parisiens.(...)
 

(...)Tu veux savoir où j'habite : c'est dans une maison troglodyte, ça veut dire que c'est creusé dans la terre, la mienne elle est très très profonde et comme ça si on a la guerre atomique, j'aurai pas les radiations, en plus je peux tenir longtemps, j'ai 24 boîtes de petits pois extra-fins.(...)


Lettre d'un voisin de Chemellier

Chemellier, le 14 décembre 04

 

Chère Ernestine...

Me permettez-vous de vous appeler Chère Ernestine  tant vos écrits me réjouissent...

Je vous écris pour vous demander votre aide, vous qui connaissez bien notre région, grâce à votre mini comtesse, car je n'arrive pas à me loger comme je voudrais... J'ai renoncé à chercher une maison car elles semblent réservées à la France d'en haut vu leur prix, ou aux anglais...

J'ai donc décidé de chercher dans les maisons d'en dessous, moi qui me revendique plutôt de la France d'en bas.

Connaîtriez-vous un troglodyte habitable à vendre, à un prix honnête bien sûr, que je pourrais acheter ? Dans l'espoir d'une réponse, je vous remercie

Jean-Claude M

P.S. Je joins un timbre pour ne pas vous mettre dans vos frais...

           Réponse dans Ernestine écrit partout Vol.3, page 99


Ernestine écrit partout Vol.3, page 76
(...)Il restait les petits vieux, mais si on en laisse mourir quinze mille chaque été, le problème va être vite réglé. Pour moi, rassurez-vous, dans ma maison troglodyte j’ai eu juste 18 degrés de canicule quand j’oubliais de fermer la porte, c’est encore pas ça qui les débarrassera de moi(...)

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