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Biographie

 

 

 

 

La biographie d'Ernestine Chassebœuf a été établie à partir des éléments trouvés dans ses recueils, mais aussi de lettres inédites mises à ma disposition par ses ayant droits qui désirent conserver l’anonymat. Tout autre document pouvant enrichir cette biographie sera le bienvenu.

A mon grand regret, je n’ai eu aucun entretien avec l'épistolière avant sa disparition en 200 ?. 

 

 

 

 

Botz-en-Mauges
1910 Ernestine Troispoux naît à Botz-en-Mauges au sud-ouest  du  Maine et Loire.

 

Baptême en 1910 ou 1911

Ernestine demandera  à l'Evêque d'Angers sa radiation des registres  en 1999

1919

 

Naissance d'une petite sœur.  

Ernestine avec sa mère et sa cousine Jeanne-Marie et son cousin, les enfants du tonton Bodineau, fabricant de brides à sabots.

(...)Jeanne-Marie a fait une fugue avec un marin en permission en 24 ou 25 et on l'a jamais revue.(...)

Ernestine écrit partout Vol.1, page 48

(...)décidément, ça nous a rien valu d'habiter à côté des marais de l'Evre(...)

La commune  est bordée par la rivière de l'Evre à l'ouest, le ruisseau de la Touchette au nord et celui de Saint-Germain au sud.

Botz possédait dès la fin du XIXe siècle une fabrique de moulins à venter, les tarares servant à nettoyer le grain.

(...)Quand j’habitais dans les Mauges, les athées, on nous disait de leur lancer des pierres. Je l’ai jamais fait, même petite. Le boulanger voulait pas vendre le pain à l’institutrice de la laïque, fallait qu’elle fasse son pain elle-même après l’école.(...)

(...)Les livres et les bibliothèques, j'ai toujours aimés ça depuis la petite école(...)

 

Ernestine écrit partout Vol.2, page 49

(...)Quand j'allais à l'école on était 132 dans la classe l'hiver, l'été on n'était plus que 8, les autres ils allaient travailler dans les champs. En plus, on portait des sabots de bois et comme on avait 7 lieues pour aller à l'école, si on avait eu des bottes on aurait été plus vite. L'hiver, fallait apporter une bûche pour le chauffage, alors 132 bûches, on pouvait pas tout brûler, alors le maître en vendait le jeudi au marché pour acheter des crayons avec les sous. On était très pauvre à l'époque, même les sous étaient chers, alors le maître ça lui faisait un petit bénéfice pour acheter son tabac. A l'époque, il avait le droit de fumer à l'école et en travaux manuels il nous faisait rouler ses cigarettes, mais pas moi à cause de mes doigts trop gros.(...)

Ernestine reconnaîtra plus tard qu'elle avait un peu lâché la bride à son imagination dans cette évocation de l'école de son enfance...

Rou-Marson
1920

 

La famille déménage pour Rou-Marson,  près de Saumur,  à l'Est du département.

 

 

(...)Justement je voulais vous dire que ça me rappelle l'école de Rou-Marson quand j'étais petite, celles qui savaient tout, les premières de la classe, on leur donnait plein de livres à la distribution des prix. Les autres, celles qu'auraient eu besoin de lire pour s'instruire un peu, on leur donnait rien ou alors un petit livre écrit en grosses lettres.(...)

(...)Pour  Marson, on n’y est pas resté longtemps, c’était mes parents qui y ont eu une ferme, mais pas longtemps, le patron était mal aimable, ils sont pas restés, alors forcément j’y connais plus personne.(...)

1922

Communion solennelle.

Perte  définitive de  la foi lors de la kermesse paroissiale de Rou-Marson, après une intoxication alimentaire aux religieuses pas fraîches.

Autre version : (...)Ça m’étonne beaucoup que t’aies la foi, ça doit être du bidon. Parce que l’histoire dans mes lettres que j’ai arrêté de croire en Dieu à cause de gâteaux pas frais à la kermesse, c’est bien à toi que c’est arrivé, non ? Moi j’ai pas osé écrire comment j’ai perdu la foi, parce que le curé qui m’y  mettait le doigt est peut-être encore vivant et je voudrais pas nuire à ses enfants s’il en a eu.(...)

On sait comment elles traitaient les filles, au Bon Pasteur, les bonnes soeurs. J'en connais qui y sont passées parce qu'elles s'étaient promenées avec un garçon qui convenait pas à la famille. C'était des prisons pour enfants, avec l'esclavage à la broderie et à la lessive.(...)

 

 

Catéchisme avec l'abbé Foinard.

Deux copines

- Colette Martin, un peu boulotte, est de deux ans plus jeune.  Sa particularité est de ne pas rendre les livres qu'on lui prête : La semaine de Suzette et surtout Les deux Orphelines, ouvrage qu'Ernestine recherchera longtemps. Elle quitte la région en 1953 avec Taugourdeau, fils du marchand de peaux de lapin.

-  Jeanne Cellier, qui a l'âge de sa petite sœur.

Plus tard, un amoureux : Astolphe, albinos. Plus âgé de 54 ans, il lui apprend tout de la vie et l'initie au patois de ceux- du-dessous.

Et... un galant : (...)c'est une drôle de coïncidence, ce Capitaine Jonathan, je l'ai connu en 1932, il a même été un peu amoureux de moi, mais je voulais pas d'un marin qu'aurait toujours été parti, et jamais là pour s'occuper des vaches et graisser la roue de ma brouette. Alors j'ai dit non et je me suis mariée avec Chasseboeuf.(...)

Il faut faire la part des choses, Ernestine est un peu fâchée avec les dates. Ici elle s’est embrouillée dans l'année de la rencontre. (mariage en 1928)

1923 Certificat d'études. On lui offre un dictionnaire Larousse Ouvrage de référence dont elle se servira toute sa vie.
 
Botz-en-Mauges  
1928

 

 

Mariage avec Edmond Chasseboeuf. Elle reçoit en cadeau de noces un service de verre de cristal.

Toute la famille part vivre à Botz-en-Mauges.

Elle fréquente le cinéma Jeanne d'Arc

Son journal: Les veillées des chaumières.

Ernestine assiste à une conférence sur les esquimaux

Travail autre que celui de la ferme  

(...)A une époque, j'ai travaillé à l'usine pendant plusieurs jours, je peux vous dire que c'est dur.(...)

Des animaux :

(...)Ermeline c'est le nom de la soeur de la comtesse quand mon mari s'occupait des vaches au château. Quant on a pris une ferme à nous c'est comme ça qu'on a appelé la jument, en souvenir.(...)

(...)A propos de paître, je suis contente de savoir  que vous avez une Blanchette, j'en ai eu une aussi autrefois, mais c'était une petite génisse, il lui manquait que la parole, malheureusement les hasards de la vie ont fait qu'on s'est perdues de vue et c'est bien dommage, surtout pour elle qui a disparu tragiquement.(...)

(...)Pour le cheval bon marché qui est cher vous avez raison. On avait acheté une vieille jument pour trois sous, et quand elle est morte de vieillesse tout le monde a pleuré tellement elle nous était devenue chère.(...)

(...)Je regrette beaucoup de ne pas être de la famille de votre grand-père Félix. Mon mari aurait pu dire ce qu'il en était, mais le pauvre nous a quittés depuis bien longtemps et c'est pas mon genre de faire tourner les tables. A la réflexion, je me rappelle qu'il avait appelé le taureau Félix, le gros Maine-Anjou, est-ce-qu'il y a un rapport ?... on ne le saura jamais.(...)

(...)A un comice agricole, Edgar Faure a voulu me serrer la main, à cause de notre belle pie noire qu'était première au concours, j'ai fait celle qu'avait une tache sur ses bottes, il a serré une autre main.(...)

(...)C'est à cause d'une vache, La Noiraude, qui avait l'habitude de me suivre partout(...)

Chiens et chats... le petit rouquin, la chatte blanche et autres marcous ou remelus pour Ceux-du-Dessous. Des poules qu'elle couvera comme ses filles et à qui elle racontera des histoires bien plus tard...

Edmond Chasseboeuf est né en 1898. Il revient des BalKans en 1920.

(...)Son père était de l'assistance, c'était un enfant trouvé devant une église. Les bonnes soeurs de l'orphelinat lui avaient donné le nom de Bienvenu Dondedieu. Après elles l'ont placé chez des paysans qui l'appelaient du nom de Chasseboeuf à cause du travail qu'ils lui faisaient faire, à mener les bêtes depuis l'âge de 7 ans. Quand il a eu l'âge il s'est engagé dans l'armée pour quitter la ferme où c'était trop dur, et revenu de la légion il a été autorisé à refaire ses papiers au nom de Chasseboeuf, puisqu'il était connu comme ça. Mais ça peut pas être votre parent puisqu'il a eu que mon mari comme descendance, ou alors des enfants qu'on connaît pas au Tonkin ou à Madagascar mais ceux-là ils les faisaient à la va-vite et ni vu ni connu, 9 mois plus tard, ils étaient loin à faire la pacification ailleurs, d'après ce qu'on dit.(...)

(...)C'était un malheur pour mon mari de ne pas avoir eu de famille, quand  il avait un coup dans le nez, il racontait qu'il était le descendant de Joseph-Marie Chasseboeuf, celui de la carte postale mais rien à voir comme je vous ai expliqué ci-dessus. Comme ça faisait de mal à personne, on le laissait dire, je lui retirais ses bottes et au lit, le lendemain il y pensait plus jusqu'au soir.(...)

Ce qui n'empêche pas Ernestine de se servir de cet ancêtre présumé lorsque l'occasion se présente.

Cet ancêtre rêvé, Joseph-Marie Chasseboeuf, arrière grand-père de son grand-père, a été assassiné par les royalistes le 19-9-1793 à la bataille du Pont-Barré à Beaulieu-sur-Layon (guerres de Vendée)

A la tête d'un groupe de francs-tireurs, Joseph-Marie Chasseboeuf empêcha pendant plusieurs mois le passage des troupes vendéennes au Pont-Barré, commune de Beaulieu-sur-Layon.

Vêtus de vêtements de jonc et de paille qui les dissimulaient aux regards des ennemis, ses hommes montaient la garde sur les bords du Layon et harcelaient les troupes des insurgés royalistes, leur faisant subir des pertes sévères. Malheureusement, épuisé par plusieurs jours de guérilla, Joseph-Marie Chasseboeuf s'endormit sur une botte de paille et mourut le 19-9-1793, des suite des blessures causées par le coup de fourche d'un vendéen venu chercher de la litière pour son cheval.

(...)J'ai reconnu certains côtés de Chasseboeuf qu'était pas un mauvais homme mais pas trop fin quand il avait bu surtout les derniers temps.(...)

(...)Moi quand Chasseboeuf avait un coup dans le nez, pas question de rien au lit, on couchait à l'auberge du cul-tourné.(...)

(...)Chasseboeuf, c'est moi qui lui coupais les cheveux. On avait une bonne tondeuse électrique pour les moutons, je mettais la grille la plus fine et en moins de rien c'était fait. De toute façon avec la casquette on voyait pas le résultat sauf le soir au lit mais comme il faisait noir quelle importance ?(...)

 
1929 Fâcherie  avec la famille Troispoux. (...)Je suis fâchée avec la famille depuis 1929 à cause d'un galant que j'ai eu et qui leur plaisait pas(...)

Erreur de date ?

1931 Communion de sa petite sœur

 

... et de Jeanne Cellier à qui il arrive une mésaventure...
1932 Sa grand-mère  lui lègue  sa recette de biscuit, sur son lit de mort.  
  Aventure amoureuse (...) Moi c'était pas dans l'ascenseur, en 32, c'était sur l'échelle en ramassant les cerises, depuis cette année-là, quand je vois des cerises qui mûrissent à la saison, j'ai des crampes dans les mollets.(...)
1937 Ouverture d'un CCP à Nantes pour l'achat d'une  Citroën 1 B  4 places + strapontin

 

Ernestine se  rend  à Paris pour l'Exposition Universelle

La première voiture était une Panhard Moteur Renault

 

 

 

Pas les yeux en face des trous, Chasseboeuf  ?

1942 Elle gagne un concours de cuisine en proposant sa recette de confiture de pissenlits.

 

(...)Vous avez de la chance de tomber sur moi, en 42 j'ai gagné un concours au comice de Botz -en-Mauges avec ma recette, j'ai même battu les crêpes de rutabaga et les pets-de-nonne de topinambour et pourtant c'était bon aussi, mais le jury a dit trop bourratif.(...)
1944  Elle tricote des passe-montagnes pour les aviateurs américains. Période trouble. Son mari fait de la résistance. Lire dans Ernestine écrit partout Vol 1, page 97

Ernestine écrit partout Vol 3, page 62 (...)Je ne vous en veux pas de n'avoir pas répondu à ma lettre. En plus j'avais raconté des blagues pour me rendre intéressante, c'est pas à moi que c'est arrivé l'histoire du bidon et j'ai jamais fait de marché noir, au contraire j'ai caché  des volailles dans mes caves pour qu'elles soient pas envoyées qui sait où par la milice.

1947 Noces de cretonne Cadeau d'Edmond : un sac de simili-croco avec initiales en laiton, E et C entrelacés.
1955 Consommation intensive de carambars, poussée par son petit fils...

Elle écoute Zappy Max  et  La famille Duraton  sur Radio Luxembourg

Reprise de la consommation de carambars  en 1999  à l'arrêt de la cigarette. Plus tard  sevrage  pour cause de diabète .
 1956 Ernestine voit La dame au camélia au cinéma, avec Micheline Presle  
1957 Noces de velours.  Achat d'un tailleur pour cette occasion.
1964 Ernestine se rend  à Paris pour le Salon de l'agriculture. Visite de la maison  de l'ORTF pendant l'enregistrement de l'émission Le Masque et la plume... Elle cherchera à mettre au clair bien des années plus tard,  une certaine affaire arrivée peu après...
1970 Mort de son mari, Edmond Chassebœuf.        

 

 

(...)Merci des condoléances pour Chasseboeuf. On a eu bien du bonheur ensemble et je l'ai bien regretté surtout avec mon autre mari qui valait rien, à côté.(...)

Coutures
1978 Second mariage

Le couple s'installe à Coutures, toujours dans le Maine et Loire. Ils vivent dans une maison semi-troglo, avec les ouatères dehors.

(...)à nos âges on fait ce qu’on peut avec ce qu’on a comme disait mon mari numéro deux qui valait pas grand chose au boulot... et au lit non plus, excusez-moi du détail.(...)
1979

Second veuvage.

La Citroën est remplacée par une Minicomtesse,  voiturette sans permis, à trois roues et à une place.

Ernestine touche une petite retraite.

Elle lit Point de vue, le Courrier de l'Ouest pour les avis d'obsèques et Charlie-Hebdo quand on lui passe...  aussi Tintin lorsqu'elle s'ennuie.

(...)oui, j'avoue, je lis les albums de Tintin, mais ne le répète à personne, j'ai dépassé l'âge minimum de 77 ans et je voudrais pas qu'on vienne me les retirer, quand je m'ennuie ça m'occupe.(...)

Elle écoute France-Inter et son phono, regarde la TV chez les voisins.

Elle n'est pas folle du ménage mais aime observer les oiseaux et fouiller dans les dépotoirs.

Le carillon cesse de fonctionner.

Ernestine écrit partout Vol.1, page 8 (...)La Minicomtesse, c’est une petite voiture que j’aime bien parce qu’avec une seule roue à l’avant elle ressemble à une brouette, mais la plupart du temps on la pousse pas, on monte dedans. C’était fabriqué à Angers, c’est là que je l’ai achetée.(...)

  Elle écrit des poèmes, prend des photos avec un Kodak et tape à la machine. Ernestine écrit aussi à la plume trempée dans une encre  violette de sa composition :

(...)Pour l'encre violette c'est facile, je la fais en mettant un peu de mercurochrome dans de la bleue ordinaire, la bleue pure, je trouve ça trop triste.(...)

  Elle cuisine ses gâteaux, aime le fromage au lait cru, surtout lorsqu'il pue.  
  Elle se rase Ernestine écrit partout Vol. 2, page155 (...)D’abord je dois vous avouer que j’utilise de la mousse à raser. Ça va vous paraître bizarre de la part d’une femme, mais sachez que je suis vieille et que ce n’est pas vraiment de la barbe, juste quelques poils disgracieux.
  Elle élève quelques poules et cultive son jardin. En compagnie de ses chats, de son chien... et de sa brouette qu'elle affectionne particulièrement.

(...)C'est le chien qui les mange à cause de la peinture dessus.(...)

1995 Voyage au Mont Saint-Michel Autres  voyages. L'année n'est pas précisée.

(...)Il y a encore la trace des baraques et il y a aussi une plaque, je l’ai vue, le car s’est arrêté quand on a fait le voyage au futuroscope.(...)

(...)J'ai été vers chez vous un jour, c'était pour visiter le zoo de Vincennes.(...)

1997 Phlébite

Docteur Bourgeon

Ses maladies : diabète,  cataracte,  arthrose aux poignets, pieds gonglés, cholestérol, hypertension, plaies variqueuses. Une crise d'asthme à Paris. (Pollution) 

Ernestine  projette de se faire poser une prothèse de hanche.

1999 Janvier : Ernestine rend son téléphone. ... En cas d'urgence, elle utilise celui de ses voisins.
  Elle se met à écrire partout

23 Mars : Première lettre  au poète Jules Mougin

 

Qui deviendra son ami

  Ernestine écrit partout Vol.1, page 25 (...)Je me permets de vous appeler cher Monsieur, j'ai regardé dans mon guide de la correspondance de Berthe Bernage, il paraît qu'on doit dire Maître aux poètes, mais peut-être seulement à ceux de l'Académie Française. Comme j'étais pas sûre de mon coup, je préfère mettre Monsieur tout simplement, entre voisins c'est pas la peine de faire tant de cérémonies. Enfin bon, si je fais taper une lettre pour vous, c'est pour vous demander des conseils en poésie. Je suis débutante et comme vous je voudrais écrire des récitations.(...)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Clic ! Autoportrait du poète

  30 mars :  lettre  à Télérama.  Lettre qui sera publiée dans le courrier des lecteurs
5 Avril : lettre à Confipote, Materne et Cie... Première réponse. Ernestine est très contente.
Mai : elle décide de ne plus fumer et  de ne plus manger de  viande.  Vache  folle...  Les lettres se multiplient au sujet de la nourriture, de la pollution.
Ses voisins lui donnent une radio. Ils occupent sa maison en viager. (très gentils et serviables) Le voisin endosse le rôle de secrétaire,  reçoit les médias,  garde au sec la correspondance.
2000 Avril : Jean Lebrun lui demande de mettre sa plume au service de son émission  Pot-au-feu, sur France culture : Lettres aux invités. Arrêt de sa participation, fin juillet
Mai : énervée par le projet de prêt payant dans les bibliothèques, elle écrit aux écrivains favorables à cette initiative.

Correspondance poétique avec Bernard L. et ses élèves du CM1 B de l'école Diderot 1 à Montreuil

Son neveu la conduit au Salon de l'agriculture.

 

Juin : Parution de son anthologie de poésies jardinières  
Octobre : publication du recueil de ces lettres ayant pour titre La Brouette et les deux orphelines Prix littéraire : Le prix des Cent Sous décerné à l'unanimité par le groupe départemental de l'Ecole émancipée du Finistère, le samedi 16 décembre 2000 à Châteaulin
2001 Janvier : La revue Le Matricule des anges  commence à éditer certaines lettres d' Ernestine sur son site Internet  
  Février : elle lance une pétition pour la reconnaissance de son cousin putatif Jean-Pierre Brisset  

(...)alors que Brisset c'est seulement un parent de mon côté(...)

    Clic !

2002 Parution de son merveilleux glossaire  
2003 Parution d'un recueil de ses correspondances Ernestine écrit partout Articles élogieux dans différents journaux, dont Télérama en juillet.

Lecture publique pour les 25 ans de la maison d'édition Deleatur

2004 Ernestine a un rêve secret... ... à trouver sur ce site
  Elle ne conduit plus sa minicomtesse

Ernestine écrit partout Vol.3, page 99 (...)Pour ce qui est de la minicomtesse, je ne m’en sers plus à cause de mon âge avancé. On m’a dit que c’était plus prudent de me faire conduire par quelqu’un, mais faudrait des gens à jeun à cause des contrôles et c’est pas toujours facile à trouver quand on en a vraiment besoin.(...)

  Parution très attendue du deuxième volume de sa correspondance . Très bien reçu
  Ernestine retourne à l'école Clic !
  Patricia est sa coiffeuse

 

... et Martine vend les recueils d'Ernestine dans son tabac-journaux situé Coutures

(...)Ça m'étonne pas qu'ils vous aient rien dit au tabac, je leur ai fait le mot, s'ils m'envoient du monde je leur vends plus d'œufs de mes poules. Depuis ils sont muets comme des carpes(...)

  Création du spectacle par La compagnie Mêtis sous le titre : Ernestine écrit partout, lettres de rouspétance Grand succès régional à guichets fermés. Les gens protestent du nombre trop limité de représentations.
2005

Parution du dernier ouvrage, qui comme les précédents reçoit mille compliments. Ernestine cesse d'écrire et se retire de la vie publique...

Elle disparaît sans laisser d'adresse,  au grand regret de ses admirateurs.

 

Certains émettent des doutes sur son existence. Les fanes mènent des enquêtes pour la rencontrer. La communauté villageoise la protège en répondant évasivement aux questions.

Les journalistes se lancent en vain sur sa piste.

La compagnie Mêtis porte haut et avec succès, ses Rouspétances à travers la région.

2007 Ernestine monte en grade 

 

 

 

 

 

Clic !

2012

Ernestine se réveille pour la fin du monde présumée (22 décembre) Clic !

Le magazine Causette cherche à la débusquer dans son n° de décembre.


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