Jean-Pierre Brisset   Plan

 

Bernard Froutin dans

Mots à lier

 

 

Le spectacle Mots à lier met en scène la conférence tenue par Jean-Pierre Brisset le jour de son intronisation.

Photo de Marc Chevalier


Croquis de Quentin Faucompré


Le  9 juin 2005

à M. Pierre Arnaud de Chassy-Poulay

 

Cher  Monsieur,

Monsieur Bonnel  m’a fait passer votre courrier très flatteur pour moi.  Si je ne vous ai pas répondu plus tôt c’est que j’ai été un peu souffrante, à nos âges ça arrive. On m’a quand même traînée à Angers pour voir le spectacle de mon cousin Brisset et la semaine dernière pour le spectacle de mes lettres.  J’ai bien aimé tout, et j’ai regretté de ne pas voir  M. Bonnel. Dans le bâtiment il a sûrement beaucoup de travail en ce moment.

Je vous envoie ce petit mot pour vous donner le texte du spectacle de Brisset et pour vous dire que si vous connaissez du monde dans le théâtre ça serait bien que vous donniez un coup de pouce à ces gens-là. Le spectacle de mes lettres c’est un vrai bonheur, tout le monde est enchanté et à Angers ils n'ont pas vu un pareil succès depuis deux ans, tout était plein pendant 6 jours et beaucoup de gens râlent de ne pas avoir eu de place.

Ça serait bien que ça puisse passer à Paris une fois ou deux pour inviter les critiques mais ils connaissent personne, alors je compte sur vous et j’espère que cette lettre vous trouvera de même, 

Ernestine Chassebœuf


Pataphysicien sans le savoir...

Un spectacle qui s’ouvre par le tracé d’une gidouille (pour schématiser la création du monde et rappeler qu’aux pôles on naît) ne saurait être mauvais. Un Jean-Pierre Brisset très ressemblant et très en forme vient refaire sa conférence de Prince des penseurs, celle-là même, à peu près, qu’il dut prononcer en l’hôtel des Sociétés savantes le 13 avril 1913 de l’ère vulgaire.
Entré son cartable d’une main, sa canne de l’autre, il repart de même, laissant derrière lui trois tableaux noirs chargés de démonstrations et maints disciples prêts à propager la grande nouvelle.(...)

Marc Décimo, Viridis Candela, Monitoires du Collège de Pataphysique.

Clic !

Le Courrier de L'ouest du 17 avril 2003
Brisset et ses « Maux alliés nés »
 

La Compagnie A.T.E. donnait en création, la semaine dernière au Théâtre du Champ de Bataille à Angers, des textes de Jean-Pierre Brisset, « Mots à lier ». Une excellence verbale et linguistique.
 

Prince de l’allitération

L’ancien commissaire de surveillance administrative en gare d’Angers Saint-Serge mérite aujourd’hui sa rue, comme le demande la pétition qui tourne aujourd’hui sur la place de la ville. Il est le Prince des penseurs .

La démonstration de Bernard Froutin alias Jean-Pierre Brisset est exceptionnelle. Seul pendant un peu plus d’une heure, le comédien enchaîne des jeux de mots invraisemblables aux conclusions scientifiques et mathématiques faisant appel aux hautes sphères de la connaissance humaine; figurez-vous que l’homme descend des grenouilles. Pour Brisset, l’actuel homo sapiens sapiens " l’homme qui sait et qui sait " n’est pas autre chose qu’une vulgaire ramification du batracien de base. Quelle découverte ! L’homme a donc perdu toutes ses facultés amphibies et sa respiration n’est plus cutanée. Quelle perte !

Le style Brisset est remarquable. Froutin est, à différents moments, majestueux. La finesse du texte, le choix de mots et les difficultés syntaxiques font du comédien un orfèvre de la diction et le prince - à son tour - de l’allitération et du calembour.
 

Bernard Froutin dans Jean Meslier, athée, profession : curé

Bernard Froutin dans Le complot des littérateurs

Jean-Pierre Brisset

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